De la réalisation à l’engagement associatif

Depuis sa création en 2007 par le CFSI, le festival de films « Alimenterre » projette et met en débat les questions liées à l’alimentaire, à l’agriculture et à la faim dans le monde.

Présent sur l’évènement, le réalisateur et producteur Rémi Duhamel a réalisé plusieurs reportages en collaboration avec Image In Production. Très impliqué dans le milieu associatif, il a accepté de répondre à nos questions.

Rémi, est-ce qu’un festival de films est un bon moyen pour parler et faire parler des problèmes de notre alimentation ?

Le festival « Alimenterre » est en effet l’évènement idéal permettant « d’alimenter » le débat : les spectateurs abordent par le film une situation particulière (cette année par exemple, le travail esclave au Brésil, les barrières douanières, l’industrie agro-alimentaire américaine..) et participent ensuite à la discussion, rencontrent des spécialistes, des témoins venus des pays concernés. Les débats sont souvent très ouverts et toujours très enrichissants.

L’originalité du festival « Alimenterre », c’est qu’il ne s’agit pas d’un festival traditionnel avec un seul et unique lieu de diffusion. C’est un festival totalement décentralisé. Des centaines de projections sont organisées dans toute la France et dans quatre autres pays (Bénin, Togo, Pologne et Belgique) par des associations partenaires qui mobilisent leurs adhérents et leur propre public. Ils choisissent parmi un panel de films ceux qui correspondent le mieux à leurs attentes.

C’est malin parce que cela démultiplie les possibilités de débats, d’animations…

Un effort important est aussi fait vers les publics les plus jeunes, au sein des écoles, des lycées, des université. C’est ça aussi le festival « Alimenterre », former et informer les jeunes générations aux problématiques de la faim dans le monde !

Selon toi, le milieu associatif peut t-il peser voire infléchir sur des décisions politiques ?

Je ne suis pas le mieux placé pour répondre à cette question car je n’ai fait que rendre compte de l’action du CFSI. Mais je pense qu’en effet, les associations ont un rôle à jouer dans ce sens.  Par leurs actions de « plaidoyer », les associations qui organisent le festival « Alimenterre » font bouger les choses. Elles impliquent à l’évènement des élus locaux, des syndicalistes, des décideurs et forcément, cela fait évoluer les mentalités.

Tu es justement très impliqué dans le monde associatif…

En effet, depuis 20 ans mon épouse et moi-même sommes membres actifs de l’association humanitaire cambodgienne Krousar Thmey – Nouvelle Famille.

Par ailleurs dès que mon temps libre me le permet, je n’hésite pas à donner des coups de main à divers actions comme celle du festival « Alimenterre ». C’est bien normal de mettre ses compétences et ses moyens à disposition de ceux qui en ont besoin !

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Image In Production et la cause « Alimenterre ».

D’où provient ce que nous mangeons ?

Comment un producteur peut-il vivre dignement de sa production ?

Autant de réflexions qui sont venues ponctuer la 4e édition du festival de films « Alimenterre », fin 2010. Car si l’alimentation représente un réel plaisir des papilles pour certains, il s’agit surtout d’un besoin vital pour une grande majorité de la population mondiale.

Evènement collectif majeur – une diffusion de films et de documentaires dans 200 villes françaises -, le festival « Alimenterre » a une fois de plus prouvé que la thématique de l’alimentation et de l’éthique liée à la production de la nourriture touchaient de plus en plus de personnes : plus de 24 000 spectateurs ont pris part aux festivités !

Une belle récompense pour le Comité français pour la solidarité internationale (CFSI) à l’initiative de ce festival et une reconnaissance de son implication dans la lutte contre la faim et la pauvreté en France et à l’étranger.

Image In Production a suivi l’évènement à travers l’objectif de Rémi Duhamel